Je suis très heureuse aujourd’hui de vous retrouver avec ce premier chapitre consacré à mon semestre d’échange dans une université américaine. Du choix de Baylor au choix des cours, je vous dit tout pour qu’à votre tour vous puissiez vivre la meilleure expérience possible.

Comment ai-je choisi mon université d’échange ?

Pour être honnête, le Texas n’était pas un choix à la base.

J’étais donc plus que décidée à partir aux Etats-Unis et même si j’avais la possibilité de partir en Europe grâce au programme Erasmus je ne voulais pas lâcher mon rêve. J’ai rapidement entamé les démarches du programme MICEFA : inscription au TOEFL, avance des frais demandés et collecte de tous les documents possible.  Je rêvais de  l’American University de Washington, ou de l’Université de Boston ! Seulement, l’anglais et moi on était pas très copains à l’époque. J’ai échoué lamentablement au TOEFL avec un score de 78, et les facultés que j’avais sur ma liste exigeaient au minimum 90. Même l’université du Nouveau Mexique, dernière sur ma liste, demandait 80. Il fallait repasser l’examen à Bruxelles très rapidement, repayer les 185 euros demandés, je n’étais pas sûre d’y arriver. Surtout, il fallait tout payer de sa poche, et le coût de la vie sur le campus me demandait de faire un emprunt conséquent. Et comme derrière chaques désillusions nous attend souvent une jolie surprise…

Quelques mois plus tard, alors que mon projet est un lointain souvenir, je découvre égaré dans ma boîte mail un e-mail de la responsable des relations internationales de mon école, envoyé un mois plus tôt. Elle annonçait à plusieurs élèves qui avaient émis le souhait de partir que deux places étaient disponibles via notre convention à la Sorbonne pour le programme CUPA. Ce programme proposait une bourse prenant en charge frais de scolarité, logement et repas, soit pour le Bard College dans l’Etat de New York, soit pour Baylor University au Texas. Je me souviens de ma colère d’avoir ouvert ce mail aussi tard, quelqu’un avait dû déjà sauter sur l’occasion. J’ai failli de pas y répondre, mais je l’ai fait (pour m’excuser de n’avoir pas répondu). Pourtant, à croire que la destination ne faisait rêver personne, la place pour Baylor était encore libre. Quelle joie !

Quelles démarches avant de partir ?

Selon votre école ou université, les démarches peuvent être différentes.

De mon côté il s’est d’abord agit de rassembler au plus vite les documents nécessaires : CV en anglais et en français, lettres de motivation, lettres de recommandations, photos d’identités, photocopie des relevés de notes, du passeport…). Le tout en un temps record vu l’urgence de la situation. Si vous avez un projet similaire pensez à scanner et à préparer ces papiers en amont, cela vous évitera de belles sueurs froides et des nuits blanches à n’en plus finir.
Ensuite, j’ai enchaîné trois rendez-vous : au CELSA, aux relations internationales de Paris-Sorbonne puis avec la responsable du programme CUPA. Suite à ces stressants entretiens de motivation j’apprenais mon admission définitive. Le début d’un long parcours du combattant !

L’université nous a envoyé un formulaire de santé à remplir et exigeait un vaccin contre la méningite (que j’ai du faire), ainsi qu’une radio des poumons prouvant que je n’avais pas la tuberculose. Oui, certaines exigences vous paraîtrons stupides. J’ai naturellement procédé à un check-up médical : gynécologue, dentiste, ophtalmo, généraliste pour mes traitements et pour une prise de sang. Les soins aux Etats-Unis coûtent une fortune et il est donc préférable d’être sûr que tout est ok avant de partir.

J’ai eu ensuite à faire une demande de Visa F-1. Avec pour commencer des heures à remplir en ligne le formulaire DS-160 (courage, bienvenue dans la maison qui rend fou). On enregistre les informations sur la famille, les amis, mais aussi on atteste que on a pas la lèpre, ni un père nazi, ni l’intention de venir vous prostituer sur le territoire. J’ai du payer en ligne les frais SEVIS (200 dollars). Il s’agit de l’acronyme pour “Student and Exchange Visitor Information System”, à savoir un système d’information obligatoire dont le but est de suivre la localisation d’un étudiant ou d’un stagiaire aux Etats-Unis. Je ne souviens plus pourquoi mais j’ai eu de nombreux soucis à payer avec la banque ou la carte bancaire. Pour terminer j’ai du me rendre à l’ambassade avec confirmation du DS-160, confirmation du paiement Sevis, confirmation du rendez-vous, formulaire I20, photo aux dimensions américaines faites chez un photographe spécialisé, passeport, photocopie du livret de famille, relevés bancaires et fiches de paie de mes parents et de moi-même. Après plusieurs fouilles, dépôt des téléphones aux coffre, prise des empruntes, passage devant un employé consulaire ça y est mon visa était accepté. Il est arrivé par la poste quelques jours plus tard.

C’était donc le moment de prendre mes billets d’avion. Je ne sais pus si j’ai voyagé avec Air France ou American Airlines mais c’était un vol direct Paris-Dallas, mon premier long courrier !

Quel budget prévoir ?

J’aurais du mal à répondre précisément à cette question puisque j’avais une bourse prenant en charge à la fois mon hébergement. Le coût de la vie aux Etats-Unis est globalement élevé.

Ce qui coûte très cher ce sont les livres que vous devez obtenir pour vos cours. Surtout ne les achetez pas, louez-les via Amazon. C’est ce que j’ai fait pour mon semestre et j’ai juste eu à les renvoyer gratuitement en partant. Si vous décider d’acheter cela risque de vous coûter très cher, et pas sûr que vous arriviez à trouver un repreneur par vous même.

Aussi, comme vous le voyez souvent dans les films, le jour de la rentrée les étudiants américains débarquent avec leurs voitures remplies à ras bord et tout leur mobilier. Les logements ne sont pas équipés. J’ai du malheureusement dépenser en arrivant pour m’acheter une tasse, une assiette, un coussin, des draps… donc si vous avez de la place dans votre valise cela sera toujours cela d’économisé.

Pour les repas le mieux est d’avoir un meal plan. Il y a de nombreux restaurants sur le campus, avec des choix différents. Comme les magasins ne sont pas très proches vous ne pourrez pas tout le temps cuisiner, et c’est aussi plus simple de pouvoir profiter un peu.

Il y a de nombreux distributeurs sur le campus, ce qui vous permet de retirer de l’argent assez facilement.

L’université prévoit quelques excursions gratuites pour les étudiants d’échange mais si vous comptez partir visiter quelques villes aux alentours ou partir au Mexique pendant le Spring Break il faudra ajouter ça, ce n’est pas donné.

Comment ça se passe pour les cours ?

La notation se fait en contrôle continu. Votre moyenne dépendra donc de votre présence en cours car il y a des quizz de lecture à chaque nouvelle séance. D’ailleurs vous devrez vous équiper d’un petit boitier. Il y a aussi les papers (devoirs à faire chez soi et à rendre, souvent assez longs), les midterms (examens en semaine de partiels avant le spring break) et les finals. Le tout est de bien s’organiser, de beaucoup travailler et de ne pas manquer un assignment, parce que c’est très difficile à rattraper au bout du compte ! Pour des français les examens semblent faciles : QCM ou questions/essais (mais où on a le droit à nos notes…)

Tous les étudiants en échange pourront vous dire, on a peu de cours et on peut un peu choisir ce que l’on veut au final… Je n’avais cours que lundi, mercredi, ainsi que le vendredi matin.

J’avais de mon côté choisi :

History of Radio & Television : Un cours très théorique, avec pas mal de visionnages. J’avais ce même cours en France mais c’est très intéressant de voir le développement de l’audiovisuel du point de vue des américains.
Theater Appreciation : Un cours sur la critique théâtrale. Pour valider ce cours il faut chaque mois aller voir une pièce, un régal ! C’est un cours de première année donc très basique mais idéal pour progresser niveau vocabulaire.
Women In American Society : Un cours sur les Gender Studies et la place des femmes dans la société américaine. Le sujet m’intéresse mais suivre ce cours au Texas, dans une faculté baptiste était parfois difficile…
Videojournalism : Un cours pratique avec des caméra professionnelles pour faire des reportages ou de petits documentaires. Il s’agit d’apprendre à monter, tourner, écrire.
Political communication : Un cours de communication politique très dur à suivre car je n’avais n’ai jamais le vocabulaire, ni les référence culturelles, ni suffisamment de connaissance en matière de politique américaine. Nous devons écrire et présenter des discours en classe sur un thème donné, ou savoir répondre à un cas de communication de crise. Encore une fois, mes idées politiques et celles de mes camarades n’étaient pas tout à fait les mêmes.

*

J’espère que ces premiers éléments pourront vous être utiles si comme moi vous songez à un grand départ… Je vous retrouve très vite pour un second chapitre consacré à la vie de campus, la ville de Waco et l’art de vivre à la texane.

Prêts à devenir des #BaylorBears ?

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